Arunachala Aksharamanamalai, Shri Ramana Maharshi"Sans peurs je te cherche, Toi le Sans-peur
Lui-même ! Comment
pourrais tu craindre de t’unir à moi, Oh
Arunachala ?"
Agoreshwar
Arunachaleshwar
Arunachalaghoreshwar
Aghorana paro mantro nasti tatwam guro param
Nous avons quitté la tradition comme des déchets toxiques rejetés par les
centrales de la foi. Nous entamons après un entrainement intensif un voyage
intermonde ou nous ne pouvons compter sur Personne. Et en ce Personne, nous
avons appris à placer toute notre confiance.
L’acidité du mensonge
provient de la toile d’araignée du désir. Elle prends des visages de séduction,
s’accorde avec les impasses du labyrinthe du pourquoi, elle se tisse par le
matérialisme spirituel et les jugements qui n’en finissent pas.
Que
faire de cet acide sinon le présenter aux pieds de la déesse guerrière, après
l’avoir purifier par le feu de l’impermanence et de la
mort ?
On entre dans les coulisses du refoulé, dans les
méandres de ce qu’on ne veut pas voir, dans les délices du courroux, mais on ne
sait toujours pas que c’est mardi soir, et qu’il va bientôt être
minuit.
Regard impassible de mon Père, le Seigneur des
cimetières...
Le destructeur, Celui-qui-n’a-jamais-rien-vu-apparaitre et qui
dans son courroux, invite les yeux à se fermer à jamais sur les objets de la
manifestation.
Smashanath ! Baba !
Tu invites le regard à se
tourner vers l’Intérieur. Tout n’est que corruption. Ce qui est pur pour eux
devient pour Toi le comble de l’impureté.
Tu es blanc comme le camphre mais
ton être est le Grand Noir.
La pupille de ton Oeil veille dans son espace
infini.
Elle veille sur l’humilité des vivants et le repos des
trépassés.
Crâne ! Kapaleshwar !
Sur les décombres
d’un squelette, ton scalp a été dérobé par les mages de la nuit. Kali-neurale,
pression sanguine, n’attends que deux dévôts idiots pour être réveillée.
Tu
résides au sommet de tout crâne et ton adoration élargit la conscience.
Ton
amour est présent dans la qualité spacieuse.
Ta sévérite, sans limites, à
faire pâlir les pires démons et esprits malades.
Je me souviens du nom
d’Aghor, sans peur.
Sacrifice de Paroles, c’est
comme si l’on entendait ce son pour la première fois, comme une vibration
visuelle dans une danse synaptique : KRIM.
Le smashan est à
l’écoute.
Le chien de notre Mère s’arrête juste devant le Cercle, intrigué.
Au centre, une paix insondable, et Son Amour, sans limite.
Tes yeux
plein d’amour posés sur le Yantra de la déesse terrible deviennent un puissant
sigil mon ami.
Le brasier s’allume, et dans l’odeur du feu de bois,
je te reconnais Maitre.
En ta Présence,
toujours...
Shmashanavasinim
pretaganamrityamahotsavam
yogaprabham yoginisham yogindram
hridaye sthitaam
Le sang
de tes membranes coule de mes pieds. La poudre rouge coule de Ses yeux.
Rouge
est le Secret.
Rouge comme l’arcane du Nom de LAL.
Rouge comme la vie qui
s’écoule dans le smashan du manifesté.
Et le tranchant si doux de Ta
lame.
La danse des dieux au sommet du mental te libère des carcans de tes
peurs.
Tranche la tête, tranche la bête.
N’oublie personne, danse avec
tout le monde, hommes, dieux, démons, plantes, roches, danse dans la joie de ne
pas être.
Et tu créeras des éons.
Mais la peur et la confusion reviennent
toujours.
Les fils des cendres s’engagent sur les charniers pour la
vie.
Sur l’écran du monde défilent des ordures.
Mais me souvenant du
Kina-Ram, je remarque,
Que l’image rouge éclaire l’idôle d’un
halo-lingam,
Simplifie, et Sa toile aura moins de prises sur
toi.
"N’as tu pas réduit en cendre tous les asuras par un
simple regard ? Tu as dirigé tes armes contre eux, ainsi, celui qui git
dans la plus grande iniquité, purifié par tes missiles, devrait atteindre les
mondes d’en haut. Voici ta plus gentille attention à leur
égard."
Devi Mahatmyam, 4-19

Copyright Morgan Vasoni 18/02/2009
