
Je souhaiterais dresser un panorama succin des traditions modernes se revendiquant plus ou moins de l’héritage gnostique.
Nous pouvons distinguer 4 grands courants venus de souches différentes.
Le premier est celui de la Rose croix d’or, à travers les enseignements de Van Rickjenborg (XIX° siècle). J’ai apprécié dans l’échange avec un ami de cette école initiatique, la qualité de sa compréhension, tout en émettant certaines réserves quant aux interprétations énergétiques des enseignements gnostiques.
Le second serait celui des églises gnostiques « modernes », toutes nées de l’aventure martiniste du XIX° siècle, par l’intermédiaire d’un homme nommé Jules Doinel. Aujourd’hui, la plupart de ces églises se retrouvent greffées à des « hauts grades » dans différentes obédiences maçonniques (notamment Memphis Misraïm). A noter également la récupération du mouvement par A. Crowley qui deviendra l’EGC et EGCA. Aujourd’hui, celui-ci a surtout de l’importance numérique aux USA. On ne dénombre pas loin d’une trentaine d’églises néo-gnostiques. Pour ce qui est du martinisme, bon nombre d’éminents représentants « post-Ambelain » de cette tradition se sont tournés vers l’orthodoxie et le catholicisme. Ce qui n’est pas étonnant étant donné que la filiation gnostique sauvage de Doinel a été « validé » par les soins de Jean Bricaud par une succession apostolique « régulière » (via l’Eglise gallicane, puis plus tard par des filiations syriaques et autres).
Nous pouvons maintenant en venir à Jean Yves Leloup, hasardeusement prêtre à l’EOF (Eglise Orthodoxe de France), qui n’est autre qu’une scission de l’ECOF (Eglise Catholique Orthodoxe de France). Ce dernier est le traducteur contemporain (Albin Michel spiritualité oblige) des évangiles de Thomas, Philippe et Marie Madeleine, grand public. Nous ne pouvons cependant le considérer comme un successeur d’une potentielle tradition néo-gnostique, il reste orthodoxe, et cela se voit dans l’interprétation qu’il donne de ses propres traductions !
Enfin, à noter, le mouvement de Samael Aun Weor, qui n’en finit pas de trainer en Amérique du Sud et en Afrique, dans des scandales financiers et sexuels.
Pour ma part, mon parcours s’est retrouvé à mi-chemin entre les trois premiers courants exposés (je me suis bien gardé de m’intéresser de prêt à Samael Aun Weor, du pur délire…).
J’ai été initié au martinisme en 2003, dans un ordre avec lequel, bien que plus réellement actif, je garde des contacts privilégiés. Ce dernier ne s’est jamais revendiqué gnostique, Victor Blanchard (ancien patriarche de l’EGU) faisant néanmoins partie de notre chaîne initiatique... Mon initiatrice m’a d’ailleurs toujours conseillé de me garder de l’influence psychique tant recherchée par les « initiés modernes », que les gnostiques dénonçaient déjà à leur époque. Quelques mots dans ce texte ne suffiraient pas à lui dire combien je lui suis reconnaissant. Néanmoins, je ne tardais pas de constater, suite à mes investigations personnelles, à quel point le contraste était grand entre les travaux de notre ordre, dit opératif (qui me paraissent aujourd’hui comme une pure et simple base d’un véritable travail initiatique, sans interminables lecture des planches maçonniques à l’appui) et ceux des autres ordres. Au programme, ou bien ces derniers se cantonnaient au terrain facile de la spéculation, ou bien des furieux de la manière occultiste passaient leur temps à tester des rituels magiques dans le cadre de travaux de loges sauvages, sans régularité filiale (je vous garantie que des rituels thélémites dans le cadre d’une loge martiniste ne donnent pas vraiment de bons résultats, si l’on reconnait l’arbre à ses fruits…). Comme d’habitude, ceux qui travaillent véritablement ne sont pas connus, loin de l’hégémonie de l’AMORC et des querelles du forum « maitres passés » sur internet. Quant aux potentiels gnostiques, des collectionneurs de filiation au mieux, de véritables mages noirs au pire. Je me souviens d’une soirée avec un « cousin » de Memphis Misraïm (qui a heureusement été radié depuis), qui tourna en véritable séance de manipulation mentale. Au programme, invocation qliphotiques, Arcana Arcanorum, « alchimie gnostique » et égolâtrie. De quoi mettre définitivement à la poubelle le sacro saint parcours Memphis-Misraïm, Elus cohen et prêtrise gnostique…Je rajouterais quelques mots au sujet des tenants d’extrême droite, royalistes ou simplement frontistes, ayant introduit le mouvement gnostique jusqu’à s’en faire les soit disant dignes représentants en France. St Paul cité à tout va, NSJC (Notre Seigneur Jésus Christ) invoqué dogmatiquement à tout bout de champ…etc. Très loin des communautés ophites des premiers siècles. Mais St Irénée de Lyon n’a pas finit de semer la confusion en parlant des « gnostiques au nom menteur ». Car les seuls détenteurs officiels de la gnose chrétienne, on les connait : Les pères de l’Eglise. Les successeurs de l’Evêque pré-nicéen sont encore légions. Puisque son omniprésence sur internet nous y oblige, reste à évoquer la tentative de constitution d’une Eglise Gnostique Chaote. Je connais sur internet ses principaux représentants (merci msn et caramail…), et bien que n’ayant aucun griefs personnels contre eux, je dois être honnête en affirmant que leurs travaux, s’ils ne sont pas des plagiats de traduction, me paraissent inutiles voir anti-initiatiques. Mais après tout, de leurs propres dires, il ne s’agit que d’une farce visant à dénoncer les abus des systèmes initiatiques…Alors que pourrais-je en dire ?
J’ai rencontré quelques temps avant de partir en Inde, un éminent représentant de la Rose+Croix d’or au travers de notre passion commune pour le prophète Iranien Mani (considéré comme un gnostique par certains universitaires). Je me suis senti assez proche de ce courant en raison de ses influences gnostiques. Par contre, son approche de l’alchimie, ainsi que sa théosophie rosicrucienne moderne (dérivé des Max Heindel, Rudolf Steiner, etc) m’a paru trop éloigné du sujet…Mon ami me dirait surement que tout y est…
Ma rencontre avec le « lobbie » Jean Yves Leloup (c'est-à-dire celui d’Albin Michel spiritualité, et Terre du ciel : le bizness spirituel) s’est faite au cours de la célébration d’un mariage au Monastère de St Michel du Var, église mère de ce dernier. Je fus agréablement surpris à l’écoute de la liturgie, et particulièrement touché par Monseigneur Martin, l’évêque responsable du monastère. Mon ardeur anti-catholique s’est retrouvée calmée par l’ambiance qui m’a rappelé le témoignage d’un moine orthodoxe, ayant décidé de s’investir intégralement dans la prière, après avoir été témoin d’une altercation violente entre deux moines de son monastère au sujet d’une question théologique. Cependant, ma seconde visite, qui correspondait au déroulement d’un stage de Jean Yves Leloup effectué par mon ex-compagne, me fit voir les choses d’une toute autre façon. Malaise et colère grandissant de ma part, sans explications. Crise d’hystérie dans l’église suite à des sermons quasi évangélistes du docteur es psychologie. N’étant pas d’instinct bagarreur, je me résolus à me dire que ce qui était proposé n’était pas ma voie…Bien que ce soit de Christianisme intérieur dont il s’agissait ! Et pour quelques 300 euros les 3 jours, non merci. Etant étudiant, je n’avais pas les moyens de me payer la grace.
Suite à mon voyage en Inde, j’ai rencontré ce que j’hésiterais ici à évoquer comme une tradition revendiquée gnostique, à savoir la tradition du non-né, ou tradition du Dragon. Il ne faut pas y voir un système magique supplémentaire, une tradition de plus, ou encore un enseignement inédit. Non. Il s’agit d’un homme, Jean Luc Colnot, que je souhaitais rencontrer depuis quelques années, et de l’expression imagée de la Connaissance dans laquelle il est « tombé » quand il était petit… Le lien avec le mouvement néo-gnostique vient du fait qu’il organisa il y a dix ans avec Philippe Naudet, parallèlement aux enseignements d’Emile Gillabert (fondateur de la revue Metanoia), le CEH (centre d’étude hiérosophique). Son objectif était simplement d’éveiller les esprits à la voie directe. Il était très largement d’inspiration gnostique et kabbalistique (Une étude approfondie de l’hébreux et du Zohar au cours d’une retraite de trois ans en Andalousie, on est loin des fantasmagories d’un Jean Haab !). L’aventure prendrait plus tard une tournure encore plus directe que l’on nommera par commodité la tradition du dragon. Pourquoi le dragon ? Ensemble, nous parlons bien plus volontiers de Taoïsme ou de Vedanta que de systèmes magiques. Cependant, il est l’auteur des traductions du Magick IV de Crowley et des écrits d’Austin Spare, ainsi que de nombreuses œuvres de chaos magick (en collaboration avec Philippe Pissier, qui s’est retrouvé, au cours du temps, l’un des principaux nœuds des chaînes de transmission des églises gnostiques modernes…Le monde est petit. Quand on sait ce qu’il en pense, je peux dire qu’il aurait été juste d’en faire autre chose qu’une arme de sabotage politico-ésotérique !). Il est via son site web, associé à la sacro sainte « main gauche occidentale ». Mon association à ce travail m’a d’ailleurs valu le refus d’un ami et frère martiniste à me mettre dans ses liens sur son site web! Une entreprise qui était avant tout une manière de faire fuir les conformistes dogmatiques plus qu’une profession de foi ! Reste que tout cela est bien éloigné du travail effectif (et non virtuel) produit à son contact. Un travail opératif, sans rituels, qui me fait voir aujourd’hui les enseignements gnostiques d’une toute autre lumière…Celle de l’expérience numineuse qui « n’a jamais eut lieu » !
Une dernière information que je souhaitais faire passer : si magick-instinct s’est doté de l’arme politique de la gratuité (mise à disposition des traductions), il s’avère que les multiples plagiats dont il a été victime a participé aux grandes difficultés financières de son propriétaire. Mais une loi mercantile fait que les imposteurs gagnent beaucoup d’argent tandis que la gratuité est imposée à ceux qui fournissent un travail colossal (et qui y consacre d’ailleurs leur vie entière). Mais vous comprenez, les vrais maîtres spirituels se doivent d’être des ermites en haillon selon l’imagerie spirituelle bobo…
Nous pouvons distinguer 4 grands courants venus de souches différentes.
Le premier est celui de la Rose croix d’or, à travers les enseignements de Van Rickjenborg (XIX° siècle). J’ai apprécié dans l’échange avec un ami de cette école initiatique, la qualité de sa compréhension, tout en émettant certaines réserves quant aux interprétations énergétiques des enseignements gnostiques.
Le second serait celui des églises gnostiques « modernes », toutes nées de l’aventure martiniste du XIX° siècle, par l’intermédiaire d’un homme nommé Jules Doinel. Aujourd’hui, la plupart de ces églises se retrouvent greffées à des « hauts grades » dans différentes obédiences maçonniques (notamment Memphis Misraïm). A noter également la récupération du mouvement par A. Crowley qui deviendra l’EGC et EGCA. Aujourd’hui, celui-ci a surtout de l’importance numérique aux USA. On ne dénombre pas loin d’une trentaine d’églises néo-gnostiques. Pour ce qui est du martinisme, bon nombre d’éminents représentants « post-Ambelain » de cette tradition se sont tournés vers l’orthodoxie et le catholicisme. Ce qui n’est pas étonnant étant donné que la filiation gnostique sauvage de Doinel a été « validé » par les soins de Jean Bricaud par une succession apostolique « régulière » (via l’Eglise gallicane, puis plus tard par des filiations syriaques et autres).
Nous pouvons maintenant en venir à Jean Yves Leloup, hasardeusement prêtre à l’EOF (Eglise Orthodoxe de France), qui n’est autre qu’une scission de l’ECOF (Eglise Catholique Orthodoxe de France). Ce dernier est le traducteur contemporain (Albin Michel spiritualité oblige) des évangiles de Thomas, Philippe et Marie Madeleine, grand public. Nous ne pouvons cependant le considérer comme un successeur d’une potentielle tradition néo-gnostique, il reste orthodoxe, et cela se voit dans l’interprétation qu’il donne de ses propres traductions !
Enfin, à noter, le mouvement de Samael Aun Weor, qui n’en finit pas de trainer en Amérique du Sud et en Afrique, dans des scandales financiers et sexuels.
Pour ma part, mon parcours s’est retrouvé à mi-chemin entre les trois premiers courants exposés (je me suis bien gardé de m’intéresser de prêt à Samael Aun Weor, du pur délire…).
J’ai été initié au martinisme en 2003, dans un ordre avec lequel, bien que plus réellement actif, je garde des contacts privilégiés. Ce dernier ne s’est jamais revendiqué gnostique, Victor Blanchard (ancien patriarche de l’EGU) faisant néanmoins partie de notre chaîne initiatique... Mon initiatrice m’a d’ailleurs toujours conseillé de me garder de l’influence psychique tant recherchée par les « initiés modernes », que les gnostiques dénonçaient déjà à leur époque. Quelques mots dans ce texte ne suffiraient pas à lui dire combien je lui suis reconnaissant. Néanmoins, je ne tardais pas de constater, suite à mes investigations personnelles, à quel point le contraste était grand entre les travaux de notre ordre, dit opératif (qui me paraissent aujourd’hui comme une pure et simple base d’un véritable travail initiatique, sans interminables lecture des planches maçonniques à l’appui) et ceux des autres ordres. Au programme, ou bien ces derniers se cantonnaient au terrain facile de la spéculation, ou bien des furieux de la manière occultiste passaient leur temps à tester des rituels magiques dans le cadre de travaux de loges sauvages, sans régularité filiale (je vous garantie que des rituels thélémites dans le cadre d’une loge martiniste ne donnent pas vraiment de bons résultats, si l’on reconnait l’arbre à ses fruits…). Comme d’habitude, ceux qui travaillent véritablement ne sont pas connus, loin de l’hégémonie de l’AMORC et des querelles du forum « maitres passés » sur internet. Quant aux potentiels gnostiques, des collectionneurs de filiation au mieux, de véritables mages noirs au pire. Je me souviens d’une soirée avec un « cousin » de Memphis Misraïm (qui a heureusement été radié depuis), qui tourna en véritable séance de manipulation mentale. Au programme, invocation qliphotiques, Arcana Arcanorum, « alchimie gnostique » et égolâtrie. De quoi mettre définitivement à la poubelle le sacro saint parcours Memphis-Misraïm, Elus cohen et prêtrise gnostique…Je rajouterais quelques mots au sujet des tenants d’extrême droite, royalistes ou simplement frontistes, ayant introduit le mouvement gnostique jusqu’à s’en faire les soit disant dignes représentants en France. St Paul cité à tout va, NSJC (Notre Seigneur Jésus Christ) invoqué dogmatiquement à tout bout de champ…etc. Très loin des communautés ophites des premiers siècles. Mais St Irénée de Lyon n’a pas finit de semer la confusion en parlant des « gnostiques au nom menteur ». Car les seuls détenteurs officiels de la gnose chrétienne, on les connait : Les pères de l’Eglise. Les successeurs de l’Evêque pré-nicéen sont encore légions. Puisque son omniprésence sur internet nous y oblige, reste à évoquer la tentative de constitution d’une Eglise Gnostique Chaote. Je connais sur internet ses principaux représentants (merci msn et caramail…), et bien que n’ayant aucun griefs personnels contre eux, je dois être honnête en affirmant que leurs travaux, s’ils ne sont pas des plagiats de traduction, me paraissent inutiles voir anti-initiatiques. Mais après tout, de leurs propres dires, il ne s’agit que d’une farce visant à dénoncer les abus des systèmes initiatiques…Alors que pourrais-je en dire ?
J’ai rencontré quelques temps avant de partir en Inde, un éminent représentant de la Rose+Croix d’or au travers de notre passion commune pour le prophète Iranien Mani (considéré comme un gnostique par certains universitaires). Je me suis senti assez proche de ce courant en raison de ses influences gnostiques. Par contre, son approche de l’alchimie, ainsi que sa théosophie rosicrucienne moderne (dérivé des Max Heindel, Rudolf Steiner, etc) m’a paru trop éloigné du sujet…Mon ami me dirait surement que tout y est…
Ma rencontre avec le « lobbie » Jean Yves Leloup (c'est-à-dire celui d’Albin Michel spiritualité, et Terre du ciel : le bizness spirituel) s’est faite au cours de la célébration d’un mariage au Monastère de St Michel du Var, église mère de ce dernier. Je fus agréablement surpris à l’écoute de la liturgie, et particulièrement touché par Monseigneur Martin, l’évêque responsable du monastère. Mon ardeur anti-catholique s’est retrouvée calmée par l’ambiance qui m’a rappelé le témoignage d’un moine orthodoxe, ayant décidé de s’investir intégralement dans la prière, après avoir été témoin d’une altercation violente entre deux moines de son monastère au sujet d’une question théologique. Cependant, ma seconde visite, qui correspondait au déroulement d’un stage de Jean Yves Leloup effectué par mon ex-compagne, me fit voir les choses d’une toute autre façon. Malaise et colère grandissant de ma part, sans explications. Crise d’hystérie dans l’église suite à des sermons quasi évangélistes du docteur es psychologie. N’étant pas d’instinct bagarreur, je me résolus à me dire que ce qui était proposé n’était pas ma voie…Bien que ce soit de Christianisme intérieur dont il s’agissait ! Et pour quelques 300 euros les 3 jours, non merci. Etant étudiant, je n’avais pas les moyens de me payer la grace.
Suite à mon voyage en Inde, j’ai rencontré ce que j’hésiterais ici à évoquer comme une tradition revendiquée gnostique, à savoir la tradition du non-né, ou tradition du Dragon. Il ne faut pas y voir un système magique supplémentaire, une tradition de plus, ou encore un enseignement inédit. Non. Il s’agit d’un homme, Jean Luc Colnot, que je souhaitais rencontrer depuis quelques années, et de l’expression imagée de la Connaissance dans laquelle il est « tombé » quand il était petit… Le lien avec le mouvement néo-gnostique vient du fait qu’il organisa il y a dix ans avec Philippe Naudet, parallèlement aux enseignements d’Emile Gillabert (fondateur de la revue Metanoia), le CEH (centre d’étude hiérosophique). Son objectif était simplement d’éveiller les esprits à la voie directe. Il était très largement d’inspiration gnostique et kabbalistique (Une étude approfondie de l’hébreux et du Zohar au cours d’une retraite de trois ans en Andalousie, on est loin des fantasmagories d’un Jean Haab !). L’aventure prendrait plus tard une tournure encore plus directe que l’on nommera par commodité la tradition du dragon. Pourquoi le dragon ? Ensemble, nous parlons bien plus volontiers de Taoïsme ou de Vedanta que de systèmes magiques. Cependant, il est l’auteur des traductions du Magick IV de Crowley et des écrits d’Austin Spare, ainsi que de nombreuses œuvres de chaos magick (en collaboration avec Philippe Pissier, qui s’est retrouvé, au cours du temps, l’un des principaux nœuds des chaînes de transmission des églises gnostiques modernes…Le monde est petit. Quand on sait ce qu’il en pense, je peux dire qu’il aurait été juste d’en faire autre chose qu’une arme de sabotage politico-ésotérique !). Il est via son site web, associé à la sacro sainte « main gauche occidentale ». Mon association à ce travail m’a d’ailleurs valu le refus d’un ami et frère martiniste à me mettre dans ses liens sur son site web! Une entreprise qui était avant tout une manière de faire fuir les conformistes dogmatiques plus qu’une profession de foi ! Reste que tout cela est bien éloigné du travail effectif (et non virtuel) produit à son contact. Un travail opératif, sans rituels, qui me fait voir aujourd’hui les enseignements gnostiques d’une toute autre lumière…Celle de l’expérience numineuse qui « n’a jamais eut lieu » !
Une dernière information que je souhaitais faire passer : si magick-instinct s’est doté de l’arme politique de la gratuité (mise à disposition des traductions), il s’avère que les multiples plagiats dont il a été victime a participé aux grandes difficultés financières de son propriétaire. Mais une loi mercantile fait que les imposteurs gagnent beaucoup d’argent tandis que la gratuité est imposée à ceux qui fournissent un travail colossal (et qui y consacre d’ailleurs leur vie entière). Mais vous comprenez, les vrais maîtres spirituels se doivent d’être des ermites en haillon selon l’imagerie spirituelle bobo…
