
Regarde, écoute, ils appellent…Ils L’appellent. Ils Lui demandent de venir dans leur cœur, dans la plus grande sérénité, dans le silence infatigable de leur attente, de leur espérance…
Ils exaltent les choses précieuses, les réveillent, ils regardent le cœur du feu dans le creuset de leur confiance.
Ils jettent tous leurs espoirs, toute leur vie dans le brasier ardent de l’indicible.
Ils sont présents et chantent la miséricorde infinie de Notre seigneur, son Règne et sa Gloire.
L’infinie présence de l’amour en toute chose, l’infinie douceur du vent dans les arbres, l’infinie baiser de Son amour en chaque être.
Ils sont face au soleil et s’éblouissent les yeux de tant de puissance.
L’univers tourne autour du cœur du fidèle d’amour, et le fidèle d’amour tourne autour du centre de l’Univers, afin d’accomplir le miracle d’une seule chose.
Israël, notre peuple est grand, l’humanité, réconciliée dans le sang de l’alliance, l’humanité réconciliée avec elle-même…
Ils la contemplent, ils se projettent dans le proche, qui est l’avènement de la lumière. Le Roi revient, ils le savent, et préparent sa route en y dégageant chaque parcelle de corruption, devenant les gardiens de la Connaissance, les représentants de la Foi, les yeux du monde et de son essence, les oreilles de la Nature qui se reconnaît elle-même dans les chants incessants des louanges angéliques. Le Roi revient, ils le savent.
Oh Rose éternelle fleurie au centre de la Croix, nous attendrons nos frères de lumière qu’ils accomplissent l’œuvre, afin de retourner dans la demeure de l’âme.
Nous goûtons les pluies célestes, purifiant notre être, nous goûtons la joie du Royaume, lorsque notre regard se perd dans notre cœur, lorsque notre confiance sans faille fait corps avec la Terre. Lorsque nous germons telles des plantes luxuriantes dans la Terre du sauveur.
Les branches des arbres s’inclinent, et notre Noblesse retrouvée, jouit à jamais du regard tourné vers le Père de toutes les Gloires, vers le feu du centre qui régit chaque chose. Notre cœur humble s’incline face à l’arbre gigantesque, qui ancré dans le sol, s’élève dans les cieux afin de rejoindre l’immense.
Je suis là, et prêt à rejoindre l’immense, l’immense ici et maintenant, dans la présence de notre seigneur, je suis là et prêt à vous accueillir en mon sain, car je suis devenu refuge, je suis devenu l’havre de paix. Les anges m’entourent, et le Christ en moi vous regarde, comme ses enfants, ses amis, ses frères et sœurs les plus précieux.
Je suis le refuge de l’homme, attentif à la lumière du monde, qui coule en moi comme d’une fontaine jaillissante. Je suis un temple, comme tout le monde. Je suis le temple de l’éternel qui abreuve mes mûrs, qui soutient mon plafond, Il est mon saint de saints, et mes colonnes. Il est ma porte. Je suis le Temple de l’éternel, le temple de Jérusalem qui accueille la Vie.
